10/2004 Press Release
BioAlliance Pharma annonce la publication d’une étude qui démontre que les inhibiteurs d’integrase bloquent la réplication virale des cellules infectées par le VIH-1
L’integrase devient ainsi une cible potentielle pour les nouveaux médicaments développés par BioAlliance Pharma et ouvre une voie thérapeutique innovante pour combattre le SIDA
Paris – le 29 septembre 2004 – BioAlliance Pharma, entreprise bio-pharmaceutique spécialisée dans le domaine de la résistance aux médicaments, annonce aujourd’hui qu’une équipe de recherche dont elle fait partie a publié les données d’une étude démontrant in vitro que les styrylquinoléines (SQs), une nouvelle famille de molécules développée par BioAlliance Pharma, inhibe de manière spécifique et efficace l’import nucléaire de l’integrase, bloquant par conséquent la réplication virale des cellules infectées par le VIH-1. Le groupe de recherche comprend des équipes de l’Institut Jacques Monod, de l’Ecole Normale Supérieure de Cachan, du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique), ainsi que de BioAlliance Pharma. L’étude a été publiée dans Molecular Pharmacology (Vol. 66, No. 4 : 783-788, 2004).
Cette étude est importante car elle offre de nouvelles perspectives pour lutter contre l’émergence de souches résistantes du VIH-1. Ces souches sont apparues avec l’usage répété d’inhibiteurs du VIH-1, comme ceux de la transcriptase inverse et de la protéase.
Pour que la cellule soit infectée, il faut que l’intégration rétro-virale ait lieu. Il s’agit du processus qui permet l’insertion, dans le génome de la cellule hôte, du matériel génétique viral rétro transcrit en ADN. Ce processus est catalysé par une enzyme du VIH, l’integrase. Avant cette étape, l’integrase est impliquée dans la formation d’un volumineux complexe dit de pré-intégration, nécessaire au transport vers le noyau cellulaire de l’ADN proviral. Comme l’integrase n‘a pas d’équivalent cellulaire direct, elle représente une cible particulièrement intéressante pour le traitement de l’infection par le VIH. De plus, l’utilisation d’inhibiteurs de cette enzyme pourrait être un moyen de lutter contre l’émergence de souches virales résistantes.
Dans des travaux récemment publiés (Journal of Virology, Vol. 78, No. 11 : 5728-5736, 2004), l’équipe de recherche avait démontré pour la première fois que des molécules ciblant l’integrase pouvaient agir avant l’étape d’intégration proprement dite et inhiber l’accumulation d’ADN proviral pendant l’étape de retro transcription. Dans l’étude publiée aujourd’hui, il est démontré que les SQs bloquent l’import nucléaire de l’integrase, ce qui suggère que l’inhibition de l’accumulation d’ADN proviral décrite précédemment pourrait être liée à une modification de l’activité du complexe de pré-intégration.
« En démontrant le rôle inhibiteur des SQs dans l’import nucléaire de l’integrase, cette étude donne un nouvel éclairage sur cette famille d’inhibiteurs d’integrase, tout en faisant de ces agents un outil majeur de l’identification des facteurs responsables de l’import nucléaire de l’integrase du VIH », souligne Catherine Dargemont, Ph.D., Directeur de Recherche à l’Institut Jacques Monod, qui est à l’origine de cette étude.
« BioAlliance Pharma se réjouit des résultats de cette étude, car elle confirme la valeur de notre programme NCE (New Chemical Entities – nouvelles entités chimiques) En particulier, elle indique que notre travail sur les styrylquinoléines est promis à un bel avenir », indique Dominique Costantini, Présidente et CEO de BioAlliance Pharma.
A propos de BioAlliance Pharma
BioAlliance Pharma est une entreprise bio-pharmaceutique spécialisée dans le développement et la commercialisation de thérapies innovantes et de tests prédictifs dans le domaine de la résistance aux médicaments qui apparaissent au cours de maladies graves, comme le cancer et les maladies infectieuses, et en particulier le VIH. La société possède un portefeuille équilibré de technologies et de produits innovants à différents stades de développement, depuis les recherches pré-cliniques jusqu’à un produit déjà sur le marché. Pour alimenter son pipeline de produits, BioAlliance Pharma entretient un réseau d’alliances étroit avec des institutions académiques de premier plan, comme le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique), l’Inserm (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) et l’Institut Pasteur, entre autres.
Le produit phare de la société dans son programme de technologie adhésive, le Miconazole Lauriad(R), comprimé oral bio-adhésif de 50 mg, est actuellement en cours d’essais cliniques de phase III en Europe pour le traitement de candidose oro-pharyngée chez des patients atteints de cancer ou infectés par le VIH. Un IND (Investigational New Drug – demande de recherche pour un nouveau médicament) pour conduire un essai clinique de phase III aux Etats-Unis va être déposé dans l’année. Un essai clinique de phase I/II pour le traitement de cancers primitifs du foie (hépatocarcinome - HCC), qui utilise la technologie d’administration Transdrug(TM)/Doxorubicine de la société, est en cours en Europe.
Pour plus d’informations, www.BioAlliancepharma.com et www.viralliance.com.
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