03/2005 Press Release
BioAlliance Pharma annonce des résultats démontrant que les styrylquinoléines (SQs) ciblant l’intégrase du VIH sont synergiques avec d’autres agents antirétroviraux.
Ces résultats permettent de supposer que les SQs pourront être associés à d’autres médicaments antirétroviraux dans le cadre des multithérapies déployées contre le SIDA
Paris – le7 Mars 2005 – BioAlliance Pharma, société biopharmaceutique spécialisée dans la résistance aux médicaments, annonce aujourd’hui les résultats présentés à la 12e Conférence sur les Rétrovirus et les Maladies Opportunistes (CROI) qui s’est tenue à Boston (USA) du 22 au 25 février dernier. Ces résultats démontrent que les styrylquinoléines (SQs), une nouvelle famille d’inhibiteurs d’intégrase développés par BioAlliance Pharma, manifestent des synergies avec certains inhibiteurs de la transcriptase inverse (zidovudine et nevirapine) ainsi qu’avec une autre famille d’inhibiteurs d’intégrase : les diketo-acides. L’étude réalisée in vitro permet de supposer que les SQs pourraient être prescrits avec d’autres médicaments antirétroviraux dans le cadre de multithérapies.
Ces résultats sont directement issus de travaux menés sur les SQs, notamment sur un composé prometteur (BA011FZ041). L’équipe de recherche, issue de l’Ecole Nationale Supérieure (ENS) de Cachan et de BioAlliance Pharma, avait déjà montré (Journal of Virology, Vol. 78, No. 11 : 5728-5736, 2004) pour la première fois que des molécules ciblant l’intégrase pouvaient agir avant l’étape d’intégration (du matériel génétique viral dans l’ADN de la cellule hôte) et inhiber l’accumulation d’ADN pendant la phase de rétrotranscription. En outre, cette équipe a également montré (Molecular Pharmacology, Vol. 66, No. 4 : 783-788, 2004) que les SQs bloquent l’import nucléaire de l’intégrase de manière spécifique et efficace. Enfin, l’équipe de recherche a démontré l’absence de résistance croisée entre les SQs et les inhibiteurs de la transcriptase inverse ou les dérivés diketo-acides.
Ces résultats sont particulièrement intéressants car ils placent ces inhibiteurs de l’intégrase en arme potentielle pour combattre les souches du virus de l’immunodéficience humaine de type 1 (VIH-1) résistantes aux médicaments,en forte expansion du fait de l’utilisation d’inhibiteurs du VIH-1 comme les inhibiteurs de la transcriptase inverse ou les inhibiteurs de la protéase.
« Au cours de toutes nos expériences, l’utilisation de la molécule BA011FZ041 n’a jamais conduit au moindre effet antagonique que ce soit avec les inhibiteurs de la transcriptase inverse ou avec les autres inhibiteurs de l’intégrase que nous avons testés », déclare Jean-François Mouscadet, directeur de recherche au Laboratoire de Biotechnologie et de Pharmacologie Génétique Appliquée de l’ENS – Cachan, et investigateur de cette étude. « Au contraire, des synergies ont été observées entre les trois composants, c’est un résultat cohérent avec les mécanismes indépendants de l’inhibition ».
« Cette étude confirme à nouveau la valeur de notre programme NCE (New Chemical Entities) et le potentiel des styrylquinoléines en vue du développement des inhibiteurs d’intégrase », commente Dominique Costantini, Présidente et CEO de BioAlliance Pharma. « Les synergies constatées in vitro entre ces composants se traduisent sous forme de bénéfices cliniques potentiels et doivent être confirmées dans le cadre d’essais cliniques. Nous aborderons ces essais une fois terminé notre travail d’optimisation de molécules candidates ».
À propos de BioAlliance Pharma
BioAlliance Pharma est une entreprise biopharmaceutique spécialisée dans le domaine de la résistance aux médicaments. Elle développe et commercialise des thérapies innovantes qui ciblent le cancer, le VIH, les maladies infectieuses et les soins de support. La société possède deux plate-formes de délivrance de médicaments : la technologie adhésive Lauriad® et la technologie de nanoparticules Transdrug® qui offrent de nombreuses opportunités de produits. Avec son programme de nouvelles entités chimiques (NCEs – New Chemical Entities) qui vise à développer de nouveaux médicaments en oncologie et contre le VIH, la société est à même de répondre aux demandes des marchés mondiaux, aux Etats-Unis, en Europe et en Asie.
Le produit phare de la société dans son programme de technologie adhésive, le miconazole Lauriadâ, comprimé oral bioadhésif de 50 mg, vient de clore deux essais cliniques de phase III en Europe pour le traitement de la candidose oropharyngée chez des patients atteints de cancer ou infectés par le VIH. Dans la même indication, un essai pivotal de phase III est prévu dans le courant de l’année aux USA. Un essai clinique de phase I/II pour le traitement de cancers primitifs du foie (hépatocarcinome - HCC), qui utilise la technologie d'administration Transdrug™/Doxorubicine de la société, est en cours en Europe, où il a obtenu le statut de médicament orphelin de l’EMEA.
Pour plus d'informations, www.BioAlliancepharma.comet www.viralliance.com
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