Le comprimé gingival muco-adhésif de Loramyc® est le premier produit développé et commercialisé par BioAlliance Pharma. Il est commercialisé en France depuis septembre 2007. Les lancements dans le reste de l’Europe ont commencé mi-2008 au Royaume-Uni , en Allemagne et au Danemark et devrait se poursuivre en 2008 et 2009. Aux Etats-Unis, en Corée et en Chine, la Société prépare les dossiers qui conduiront aux futures demandes d’autorisation de mise sur le marché.
Le Loramyc® repose sur la technologie Lauriad®, un système de délivrance buccal permettant un ciblage muqueux original, libérant de façon précoce et continue une quantité de principe actif imprégnant le tissu infecté, et ceci, sans passage systémique. Loramyc® est la première spécialité antimycosique qui utilise cette technologie gingivale adhésive.
Le comprimé gingival a été conçu de façon à pouvoir rester fixé dans la cavité buccale (dans la fosse canine) tout en libérant progressivement le principe actif. Le comprimé gingival est désintégré en fin de libération. La matrice du comprimé, qui lui confère ses propriétés muco-adhésives, est constituée d’un concentré de protéines de lait. Cet excipient protéinique naturel s’hydrate progressivement et se fixe aux protéines de la surface muqueuse, il libère alors le principe actif en continu. Cet excipient a été choisi en raison de ses qualités adhésives durables, il est par ailleurs largement utilisé dans l’alimentation.
Le miconazole Lauriad® (Loramyc®) est indiqué pour le traitement de la candidose oropharyngée du patient immunodéprimé. La candidose oropharyngée, une infection opportuniste chez des malades fragilisés, est provoquée par le candida, un champignon qui envahit la cavité buccale mettant potentiellement en danger la vie du malade fragilisé (malade immunodéprimé) par ses risques d’invasion. Chez des patients atteints de cancer, ayant subi une chimiothérapie ou une radiothérapie abîmant la muqueuse buccale, chez les patients infectés par le VIH, chez les personnes âgées immunodéprimées ainsi que chez des patients sous corticostéroïdes à long terme ou sous traitements immunosuppresseurs, le terrain fragile facilite la prolifération opportuniste du champignon.